LA GESTION DE L’EAU AU QUOTIDIEN

Une aire dédiée pour pallier les carénages sauvages

Le carénage des navires est la principale source de pollution de l’eau dans les ports de plaisance et de pêche. En effet, ces opérations entraînent de nombreux polluants qui sont ensuite directement rejetés en mer. La récupération de ce type d’effluents est donc une nécessité pour l’activité portuaire, tant au niveau environnemental que touristique et commercial.

La solution choisie pour pallier les carénages sauvages et éviter le déversement des eaux résiduelles dans le bassin a été de construire une aire de carénage conforme à la réglementation qui supprime en quelques étapes les polluants se trouvant dans les eaux de lavage des navires avant rejet.
Cette installation a apporté une nette amélioration de la qualité environnementale du bassin de plaisance. En effet le circuit fermé de cette installation permet un très faible apport d’eau de ville. De plus, le rejet des eaux de carénage est maîtrisé.

Les différentes étapes du traitement :

- ETAPE 1 : un dégrillage qui va permettre d’enlever les déchets les plus gros.

- ETAPE 2 : l’ajout de réactifs type coagulant floculant avec agitation ce qui va supprimer les charges à la surface des particules permettant ainsi l’agglomération de celles-ci sous formes de flocs, l’augmentation du poids de ce floc et donc la décantation.

- ETAPE 3 : Décantation lamellaire à contre courant. Le principe du contre-courant consiste à faire circuler l’eau par-dessous les cellules lamellaires, ainsi les boues vont-elles glisser sur les plaques du haut vers le bas. Ce concept permet de piéger à la fois les fines matières en suspension et les hydrocarbures libres sans perturber l’une des deux phases (flottation et décantation).

- ETAPE 4 : Filtration de l’eau.

- ETAPE 5 : Stockage de l’eau. En fin de traitement, l’eau est stockée dans le dernier compartiment de l’ouvrage.

- ETAPE 6 : L’eau est recyclée afin d’être réutilisée pour d’autres carénages. Ainsi, il n’existe aucun rejet dans le milieu naturel.

Les décanteurs pour traiter les eaux de pluie

Le Port de Calais accueille le trafic fret et touristique vers et depuis la Grande-Bretagne. Ce passage routier permanent engendre des pollutions importantes, lessivées par les eaux de pluie.

Il existe, quatre décanteurs sur la zone portuaire : un sur la zone fret Ferry (septembre 2004), un au Terminal Poste 8 (juillet 2006) et un autre au Port Est (septembre 2007).
Un nouveau décanteur a été mis en place en novembre 2010 au talus Nord.

Ces stations servent à traiter uniquement les eaux pluviales :
- Elles utilisent la décantation lamellaire à courants croisés. Le principe des courants croisés consiste à faire circuler perpendiculairement l’eau et les boues.
- Ce concept permet dans un décanteur particulaire compact de piéger à la fois les fines matières en suspension et les hydrocarbures libres sans perturber l’une des deux phases (flottation, décantation).

La maîtrise des pollutions accidentelles

Pollution des quais et terre-pleins : afin de limiter toute pollution accidentelle (déversement d’huiles, de carburants…) des kits d’intervention de pompage composés de tapis, coussins, boudins, gants, poudres absorbantes sont utilisés par le personnel du Port de Calais.

Pollution du plan d’eau : il s’agit essentiellement d’une pollution par hydrocarbure lors de l’avitaillement des navires. La région Nord Pas-de-Calais, autorité gestionnaire du plan d’eau, utilise des boudins, serpillières et toiles pour circonscrire la pollution et écrémer le plan d’eau.