LE TRANSMANCHE
Les Paquebots – Malles
Dès 1814, il avait été question de rétablir le service de passagers sur le Détroit par des paquet-boats français et britanniques, chacun prenant en charge les voyageurs de son pays. Mais cette convention fut violée par le sieur « Mascot » et la concurrence s’établit aussitôt entre les navires sans distinctions de nation.
A cette époque, les paquet-boats étaient de petits cotres de 50 à 60 tonneaux, possédant comme voilure une brigantine. Leur tirant d’eau était assez faible pour leur permettre d’appréhender la côte au plus près à marée basse, et leur capacité ne dépassait pas les 30 ou 40 voyageurs.
En 1815, une dizaine de bateaux français et autant de britanniques étaient utilisés sur le Pas-de-Calais. Les paquebots français étaient souvent commandés par d’anciens corsaires comme Tom Souville. L’invention de la machine à vapeur modernisa le transport maritime, et la navigation à vapeur pris rapidement le pas sur la navigation à la voile.
En 1822, l’Administration des Postes racheta le « Rob Roy », navire anglais de 24,70 mètres de long et de 4,75 mètres de large et le baptisa « Henri IV ». Il faisait la traversée entre deux heures ¾ et 3heure 15 mn suivant le temps. Lorsque l’Administration Britannique reprit le service postal en 1837 entre la Grande-Bretagne et le Continent, sa flotte comprenait six paquebots à propulsion mécanique.
En 1840, le premier paquebot en fer, « le Dover » fit son apparition entre Calais et Douvres. Pourtant l’accès du port était toujours difficile par suite du manque d’eau à marée basse. Aussi, quand un navire manquait la marée, il était fait appel aux chaloupes du service de lamanage pour transporter les passagers en mer et les amener soit à la côte, soit au pied des quais, où ils étaient hissés soit avec des échelles, soit à dos d’homme par les matelots avec tous les inconvénients qu’on pouvait imaginer surtout avec les dames.






